De l’intégration à l’indispensable : ZAS témoigne
- 12 mars
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 13 mars
La cybersécurité est aujourd’hui un enjeu crucial pour toutes les organisations, et en particulier pour les hôpitaux. Avec des milliers de collaborateurs, des systèmes médicaux complexes et des données patients sensibles, une sécurité solide n’est pas un luxe, mais une nécessité absolue. Le groupe Ziekenhuis aan de Stroom (ZAS) collabore avec Takto afin de renforcer cette résilience numérique. Dans ce témoignage, Ken Bontinck, Manager IT Security Office chez ZAS, explique comment cette collaboration est née, comment l’intégration du consultant Takto s’est déroulée et pourquoi cette approche apporte aujourd’hui une réelle valeur ajoutée à son équipe.
La cybersécurité dans le secteur de la santé attire de plus en plus l’attention ces derniers temps. Pourquoi est-il crucial pour une organisation comme ZAS d’y investir de manière proactive et structurée ?
L’attention récente portée à la cybersécurité dans les médias montre surtout pourquoi la réponse aux incidents est si essentielle. Pour une organisation comme ZAS, ce n’est pas un sujet théorique. Nous sommes une très grande organisation, avec plus de 10 000 collaborateurs, et chacun a sa propre vision de la sécurité. Ce que l’on observe au quotidien est extrêmement varié. De nombreuses alertes provenant de différents systèmes se déclenchent en permanence, et quelqu’un doit les analyser de manière structurée.
Qu’est-ce qui rend la cybersécurité dans un hôpital fondamentalement différente de celle des autres secteurs ?
Un hôpital peut, dans certains aspects, être comparé au secteur industriel, car on y trouve de nombreuses technologies opérationnelles : ascenseurs, installations techniques, etc. Dans le secteur médical, on parle plutôt de 'medical operational technology'. Ces systèmes reçoivent souvent moins de maintenance et il est parfois même impossible de les surveiller, car cela pourrait annuler la garantie du fabricant, ce qui représente évidemment un risque pour la sécurité des patients.
À cela s’ajoute le fait que les médecins constituent un public très spécifique, avec une responsabilité énorme envers leurs patients. Ils travaillent sous forte pression et disposent de peu de temps pour s’occuper des questions techniques de sécurité. Par ailleurs, un hôpital est aussi un lieu public, comparable à une gare : des personnes peuvent se connecter au Wi-Fi et tenter d’accéder au réseau. Tout cela rend le contexte particulièrement complexe.
Au fil des années, nous avons travaillé avec toutes sortes de consultants, mais ce qui fait vraiment la différence ici, c’est l’accompagnement. Celui-ci contribue directement au succès du consultant dans son rôle.
Vous avez sans doute déjà collaboré avec divers consultants IT externes. En quoi Takto se démarque-t-il de vos expériences précédentes
Au fil des années, nous avons collaboré avec divers consultants, mais ce qui fait vraiment la différence ici, c’est l’accompagnement. Celui-ci influence directement le succès du consultant dans son rôle. Avec les consultants habituels, on remarque souvent qu’ils sont rapidement laissés à eux-mêmes, avec un suivi peu soutenu. Le consultant que nous avons actuellement grâce à Takto ne sera plus abandonné (rires).
Le contexte social intervient aussi. Ce n’est pas une question stratégique, mais dans la pratique, cela fait une réelle différence. Nous percevons clairement sa valeur ajoutée, surtout dans le département IT.

Quelles étaient vos attentes lors du début de cette collaboration, et dans quelle mesure celles-ci ont-elles été confirmées ou surpassées à présent ?
Pour être honnête, nos attentes étaient plutôt modestes. Tout le monde connaît un collègue qui demande plus d’encadrement ou qui a du mal à s’intégrer dans l’équipe. Lorsqu’on évoque l’autisme, on suppose généralement que l’intégration sera plus difficile. Notre principal besoin était simplement d’un renfort, pas de nouveaux défis.
Ces attentes ont été largement dépassées. L’équipe protesterait si le consultant devait partir aujourd’hui. C’est une collaboration vraiment parfaite. Nous n’aurions jamais osé l’espérer au début. Le consultant a commencé fin mars, et dès fin avril, nous ne voulions plus qu’il parte.
Le consultant a commencé fin mars, et dès fin avril, nous ne voulions déjà plus le laisser partir.
Lors du lancement d’une collaboration, il est souvent difficile d’évaluer combien de temps il faudra pour que tout fonctionne parfaitement. Comment avez-vous vécu cette période de lancement ?
L’accompagnement de Takto au début a été très positif. Avant le début du projet, une présentation a été organisée pour expliquer comment gérer la collaboration, ce qui, au départ, a plutôt suscité nos inquiétudes plutôt que de les apaiser.
Le consultant a commencé fin mars, et dès fin avril, nous ne voulions déjà plus le laisser partir (il rit). Il est rapidement devenu indispensable. Il est très concentré et possède une solide expertise technique : après deux semaines, il maîtrisait déjà certains sujets mieux que moi. Il dispose du temps et de l'attention nécessaires pour se spécialiser.
À long terme, il commence aussi à proposer spontanément des améliorations dans son travail. Son rôle continue d’évoluer : aujourd’hui, il est très impliqué dans la réponse aux incidents, mais je le vois évoluer vers un poste d’ingénieur en sécurité à l’avenir.
En tant que responsable IT, qu'avez-vous appris en collaborant avec des profils neurodivergents dans un contexte aussi critique que la cybersécurité dans la santé ?
Ce que j’ai principalement retenu, c’est que cela fonctionne à merveille. En fait, c’est même une vraie valeur ajoutée. Nos attentes ont été dépassées de loin. Nous ne voulons plus le quitter.
Dans certains aspects, la collaboration s'avère même plus efficace qu’avec des collaborateurs traditionnels. Certes, cela a ses limites, mais en complément d’une équipe, cela fonctionne exceptionnellement bien.
Souhaitez-vous ajouter quelque chose ?
L’équipe de suivi de Takto, comprenant l’account manager et le job coach, est très agréable à fréquenter. On perçoit clairement qu’il s’agit d’une entreprise à but social, ce qui se reflète dans leur approche. Cet aspect social est véritablement intégré dans leur mode de fonctionnement.


